24/02/2011

Lignes de fuite

Lavoir, eau, onde, Bour, Bourg-sur-Gironde

Lignes de fuite en forme de points de convergences.
Là où les repaires vacillent quand l'obscurité se repaît de lumière et se plait à donner à voir.
Comme ces arches de clarté à la géométrie facétieuse, courtisant le regard dans le clapotis bleuté de l'onde noire d'un lavoir.

© J.-L.B / Bourg-sur- Gironde) / Février 2011

 

11:55 Écrit par Jean-Luc Bobin dans DECLICS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lavoir, eau, arches, bourg, boug-sur-gironde | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | |  Imprimer | Pin it! | | |

21/02/2011

La "pigne" du week-end

Lopini Paea, Rugby à XIII, Dragons Catalans, Perpignan,

Y'a pas photo ! Cette semaine, la palme de la "pigne" du week-end sportif revient assurément à Lopini Paea.
Pour son second match de la saison en Super league de rugby à XIII, le sculptural pilier des Dragons catalans est - si l'on peut dire  - tombé sur un os en la personne des défenseurs de Wakefield. C'était pas vraiment son jour à l'Australien d'origine tongienne !
Défaite (14-38) et nez cassé à la clé pour le buldozzer "sang et or" qui affiche 1,84m sous la toise et 108 kg sur la balance.
Pfuttttt...
Bloody fucking saturday in Perpignan...

© J.-L.B / Perpignan / Stade Gilbert-Brutus/ Février 2011 

 

 

17:01 Écrit par Jean-Luc Bobin dans L'IMAGE DE LA SEMAINE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dragons catalans, lopini paea, super league, perpignan, rugby a xiii | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | |  Imprimer | Pin it! | | |

18/02/2011

Deux minutes d'arrêt

 gare,narbonne,train,quai,horloge,heure,sncf

Intérieur jour : extérieur nuit : entre chiens et loups.
Une gare. Deux minutes d'arrêt. Attention au départ.
Un quai. Déserté. Lugubre et venté. L'est l'heure.
D'y aller.
D'filer.
D'reprendre en accéléré la marche forcée du temps ! 

© J.-L.B / Narbonne / Février 2011

 

15:03 Écrit par Jean-Luc Bobin dans DECLICS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : gare, narbonne, train, quai, horloge, heure, sncf | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | |  Imprimer | Pin it! | | |

11/02/2011

Le jour où les "as des as " de l'aviation ont été accueillis en héros à Perpignan

31 août 1930. 9h45. Aéroport de Villacoublay.
Un drôle d'aéronef flanqué d'un énorme point d'interrogation peint sur le fuselage décolle cap à l'ouest. Sa destination ? New-York ! Voilà plus d'un an que les ingénieurs de Breguet et l'aviateur Costes nourrissent le rêve - un peu fou ! - de réaliser une liaison sans escale entre les capitales française et nord-américaine.
15H45. La Manche, le Pays de Galles et l'Irlande ont été survolés sans encombre.  Propulsé par un moteur " Hispano -Suiza " le " ? "quitte maintenant l'Europe pour s'élancer à l'assaut de l'Atlantique.
2 septembre 1930. Il est 14h02. Le " ? " arrive en vue des côtes américaines au niveau de Louisbourg. 23H18. Dieudonné Costes et son navigateur Maurice Bellonte se posent - enfin ! - sur l'aérodrome new-yorkais de Curtiss Field après 37h24 de vol. Les deux français sont accueillis en héros. Les cérémonies officielles qui ont lieu le lendemain sont à la hauteur de l'événement. Avec une grande parade sur Broadway effectuée sous une pluie de serpentins et de feuilles d'annuaires téléphoniques. Grandiose !
L'exploit réalisé par l'équipage frenchy suscite un enthousiasme phénoménal auprès du grand public. Du 6 septembre au 10 octobre, ils effectuent un " Tour de l'amitié " à travers les États-Unis et sont acclamés partout où ils se posent.
Leur retour au pays est triomphal. La France entière se les arrache. Toutes les villes de province les réclament. Le " ? " entame alors une nouvelle virée aux accents tricolores de Douai à Perpignan via Lille, Metz, Strasbourg, Nancy, Dijon, Clermont-Ferrand, Marseille, Toulouse, Pau, Bordeaux, Angers, Rouen et Reims.
17 novembre 1930. L'avion fait donc comme prévu étape à Perpignan.
L'annonce de sa visite a largement été annoncée dans les colonnes de l'Indépendant. Costes et Bellonte ne sont ce jour-là attendus à l'aéroport de la Llabanère qu'à 11H00, mais dès 9h00 du matin, les Catalans déferlent par bus entiers en direction du centre-ville de la préfecture des P.-O. Pour l'occasion, administrations, écoles et commerces ont fermé leurs portes.
L'atterrissage du " ? " provoque une cohue sans nom sur et à proximité du tarmac. Dixit l'Indep : " une aimable confusion malgré le service d'ordre paternel mais ferme ". Réquisitionnés pour l'occasion quelques tirailleurs sénégalais doivent même repousser la foule à coups de crosses. Ambiance !
Le cortège parvient néanmoins à se frayer un passage vers Perpignan. Les aviateurs ont pris place dans une Citroën rouge décapotable aux côtés du sénateur-maire Victor Dalbiez et du préfet Leroy. Les spectateurs restés sur place profitent du beau temps pour organiser à l'improviste grillades et cargolades. Sur le parcours : une foule énorme se presse. On est venu des départements voisins. Et même de Barcelone.
Le cortège emprunte l'avenue Joffre, les boulevards Clemenceau et Pyrénées, la rue Grande Saint-Martin (rebaptisée depuis peu rue Foch) avant de rallier la place Arago. C'est du délire. Un authentique triomphe à l'américaine. Avec serpentins et papillons de papier. Costes et Bellonte sont ensuite reçus en grande pompe à la préfecture. Puis, invités d'honneur d'un banquet à l'Hôtel de ville. Avant leur départ, le maire leur remet à chacun une épingle de cravate représentant un point d'interrogation orné d'un grenat catalan. 
14H30. L'étape historique de Dieudonné Costes et Maurice Bellonte dans les Pyrénées-Orientales touche à sa fin. Dans un vrombissement puissant, les deux tonnes du Breguet 19TF prennent leur envol. Un dernier coup d'aile en guise d'adieu et le " ? " disparaît derrière les Corbières à la poursuite de sa fabuleuse destinée.

© J.-L.B / Février 2011/ Photos archives l'Indépendant

10:31 Écrit par Jean-Luc Bobin dans VINTAGE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : perpignan, aviation, avion, breguet, costes, bellonte, paris-new-york, record | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | |  Imprimer | Pin it! | | |

05/02/2011

Mourir à Bénarès

 C'est une ville en dehors du temps. L'une des plus anciennes d'Inde. Une ville sacrée. Une mégapole de plus de 3 millions d'habitants. Une ville à la toponymie chantante. Bénarès, Vârânasî, Kâshî : trois mêmes noms pour une ville sainte. C'est une ville où l'on vient mourir. Une cité de fin du monde où y est transcendé le passage de vie à trépas.

Pour les hindous, s'y faire incinérer c'est pouvoir enfin rompre avec le cycle des réincarnations pour accéder au Nirvana. 
Déambuler le long des ghâts, ces immenses escaliers en pierre qui plongent dans les eaux troubles du Gange, est un authentique choc. Une décharge sensorielle qui ne laisse pas indemne.
De l'aube au couchant, une foultitude d'hommes, de femmes, d'enfant et vieillards y vient manger, prier, s'y immerger, s'y laver. 
Dans le brouhaha lancinant des clochettes et percussions accompagnant les incantations des prêtres, la vision des crémations ajoute au trouble.
Dans l'odeur âcre des bûchers et des fumées d'encens, Bénarès, ville poubelle à ciel ouvert que disputent aux Etres humains, vaches rats et chiens, vous prend alors subitement à la gorge.
Une étreinte puissante, oppressante et bouleversante qui laisse nécessairement aux tréfonds de l'âme comme une empreinte indélébile.

© J.-L.B / Bénarès / Novembre 2009 

 

19:30 Écrit par Jean-Luc Bobin dans DECLICS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : inde, bénarès, varanasi, hindhou, hindhouisme, religion | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | |  Imprimer | Pin it! | | |