26/04/2012

Recto verso

Coté pile : le patio d'un hôtel particulier dans lequel traîne-trône le buste du peintre Hyacinthe Rigaud. Pluie de polars un jour d'orage sur un parterre en fleurs.
Coté face : du porche donnant sur la bien nommée rue de l'Ange, une cascade de vieux ouvrages écornés virevoltent au gré des sautes d'humeurs d'une tram facétieuse.
Couv' et quatrième de couv' tourneboulent à tire-larigot, mettant ainsi en orbite un flot de mots goguenards à la typo élégante.
Jour de Sant-Jordi, fête du Livre et de la Rose dans les rues de Perpinyà.

© J.-L.B / Perpignan / Avril 2012

16:54 Écrit par Jean-Luc Bobin dans DECLICS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : perpignan, sant-jordi, fête du livre et de la rose, livres | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | |  Imprimer | Pin it! | | |

21/04/2012

Réflexion

Perpignan, Maillol, statue, hôtel de ville

A quoi peuvent-elles bien penser, les muses Perpignanaises d'Aristide Maillol ?
Impassibles, elles restent de marbre.
Rodin occuperait-il à ce point leur esprit au point d'en imiter l'attitude ?
Rien ! Elles ne diront rien sur le sujet.

Pas même en catalan.
Pas même à l'occasion de la préparation d'une réception offerte dans le patio de l'hôtel de ville pour fêter la Sant Jordi. La belle Méditerranée aux formes girondes n'est pas encore prête de dévoiler son secret.
Mais le sera-t-elle un jour ? Rien n'est moins sûr.
Et c'est sans doute bien mieux ainsi...

© J.-L.B / Perpignan / Avril 2012

17:55 Écrit par Jean-Luc Bobin | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | |  Imprimer | Pin it! | | |

17/04/2012

Massoud Hossaini distingué par le Pulitzer pour la photo de cette fillette en pleurs après un attentat suicide à Kaboul

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Le photographe de l'AFP Massoud Hossaini a été distingué cette semaine à New York par un prix Pulitzer, l'une des récompenses américaines les plus prestigieuses en matière de journalisme, pour la photo d'une fillette en pleurs après un attentat suicide à Kaboul en décembre.
Ce prix, dans la catégorie "photographie breaking news", récompense la photo "déchirante d'une fillette pleurant de peur, après un attentat suicide à Kaboul", a précisé le jury.
C'est la première fois que l'AFP remporte un prix Pulitzer. "Une simple photo, fascinante, dont on se souvient longtemps", a déclaré lors d'une conférence de presse le responsable du prix, Sig Gissler. Dans un message de félicitations, le PDG de l'Agence France-Presse, Emmanuel Hoog, a estimé que "le prix Pulitzer qui honore cette année l'un des plus courageux et brillants journaliste-photographes de l'AFP, Massoud Hossaini, montre combien notre exigence de qualité et d'engagement couvre et doit couvrir toutes les disciplines du talent journalistique d'aujourd'hui. Bravo et félicitations à Massoud Hossaini". "Aujourd'hui, dans le domaine de l'information, le texte sans image est pauvre, l'image sans texte est insuffisant, les deux rassemblés - et pour l'image, qu'elle soit fixe ou animée - constituent l'exigence journalistique du XXIe siècle", a-t-il ajouté. De son côté, Massoud Hossaini s'est dit "extrêmement heureux d'être le premier Afghan à remporter un Pulitzer". "Je suis aussi honoré d'être un Afghan qui puisse témoigner de la vie et des moments difficiles auxquels les gens font face ici. Je sais que quiconque verra cette photo pensera d'abord au photographe, mais j'espère vraiment qu'ils n'oublieront pas la souffrance endurée par le peuple d'Afghanistan".
Massoud Hossaini, 30 ans, photographe du bureau de l'AFP dans la capitale afghane, y couvrait une procession chiite le 6 décembre dernier lorsqu'un kamikaze s'est fait exploser. "Je couvrais les célébrations de l'Achoura, au cours desquelles des hommes se flagellent avec des chaînes (terminées par des lames), quand soudain il y a eu une énorme explosion", avait à l'époque raconté le photographe. Plusieurs centaines de personnes étaient rassemblées pour assister à la procession, près d'un sanctuaire chiite dans le centre-ville. "Les gens s'enfuyaient et moi je courais dans le sens inverse", avait ajouté Massoud Hossaini, qui s'était précipité vers le lieu de l'explosion, survenue quelques dizaines de mètres derrière lui pendant qu'il photographiait la procession. "Immédiatement, j'ai vu de nombreux corps par terre, beaucoup de gens en pleurs, d'autres prenaient des photos ou des films avec leurs téléphones portables, des gens criaient "A mort Al-Qaïda!", +A mort les talibans!"".
L'attentat avait fait près de 70 morts, le plus meurtrier en Afghanistan depuis un attentat contre l'ambassade d'Inde en juillet 2008. "Au bord de la chaussée, non loin de la mosquée, il y avait un endroit où des femmes et des enfants étaient rassemblés pour regarder la procession. J'ai vu de nombreux enfants blessés, qui ne bougeaient pas", selon le photographe. "J'ai vu une fillette d'une douzaine d'années, Tarana, totalement en sang, elle ne savait pas quoi faire (...) elle pleurait beaucoup". C'est elle qui figure sur la photo qui a valu le Pulitzer à Massoud Hossaini. Cette photo lui avait déjà valu d'être distingué au World Press Photo Award 2011, en février dernier, avec le deuxième prix dans la catégorie "Information". 

16:45 Écrit par Jean-Luc Bobin dans ACTU | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : photojournalisme, kaboul, afghanistan, massoud hossaini, pulitzer | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | |  Imprimer | Pin it! | | |

16/04/2012

Manifestation du Front National dans les rues de Perpignan

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Lors du passage éclair de Nicolas Sarkozy dans les Pyrénées-Orientales, venu rendre hommage aux harkis et reconnaître "la responsabilité de la France" dans leur "abandon", le Front National organisait parallèlement une manifestation pour dénoncer la "récupération électoraliste" du président candidat à quelques jours du premier tour de l'élection présidentielle.
Sous la conduite de Louis Alliot, vice-président du FN et de l'avocat Me Gilbert Collard, quelques dizaines de militants et sympathisants ont assisté au dépôt d'une gerbe devant le monument aux morts du square Bir Hakeim de Perpignan avant de participer à une réunion publique.

© J.-L.B / Perpignan / Avril 2012

17:25 Écrit par Jean-Luc Bobin dans DECLICS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : perpignan, front national, fn, alliot, collard, présidentielle | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | |  Imprimer | Pin it! | | |

11/04/2012

Arrivederci Venise

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Venise ! Venezia ! Tout a été dit et écrit sur cette ville envoûtante. Que rajouter de plus qui n'ait déjà été dépeint sur la Cité des Doges ? Portaiturée à tout va. A la gouache ou aux épais pigments huilés. Photographiée plus qu'à l'envi par des hordes de touristes venus du monde entier.
Venise, l'hiver, brumeuse et mystérieuse. 
Venise, arpentée au clair de lune mielleux d'une fraiche soirée printanière. 
Venise, baignée dans une douce lumière de fin de journée d'automne. La belle indolente, pataugeant dans le clapot d'un vaporetto. S'esclaffant au bon mot d'un gondolier glissé à l'oreille sous le pont des soupirs.
Venise la sulfureuse. La braillarde les jours de marché.
Venise la libertine qui rechigne à tomber le masque les soirs de carnaval. Comment raconter Venise qui n'ait déjà été loué ? Comment percer les mystères de son âme par pixels interposés lorsqu'on découvre, ses trésors cachés, pour la toute première fois. Le regard est pétrifié. Cherche à soulever le voile. En vain. 
Reste juste alors quelques instantanés. Glanés vite fait à la volée. Trop rapidement dérobés pour pouvoir se démarquer des millions de clichés déjà clique-claqués. Pardon Venise ! 
Arrivederci, Venezia !

© J.-L.B / Venise / Mars 2012

17:34 Écrit par Jean-Luc Bobin dans DECLICS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : venezia | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | |  Imprimer | Pin it! | | |

04/04/2012

New York / Venise : dans les pas d'Elliott Erwitt

© J.-L.B / New York, mai 2011 / Venise, mars 2012.

Il est parfois des clins d'oeil du hasard qui laissent pantois !
New-York, mai 2011, 6e avenue. En vitrine du Centre international de la photographie, une affiche géante annonce en larges lettres blanches une rétrospective consacrée à l'oeuvre d'Elliot Erwitt, l'un des derniers survivants de la génération dorée des photojournalistes du XXe siècle.
Cinq ans auparavant, le festival Visa pour l'image lui avait rendu un vibrant hommage à Perpignan. Un authentique coup de foudre. 
Pas d'hésitation donc à avoir. Vite, pénétrer à l'intérieur du bâtiment pour chercher à en savoir un peu plus. Fou ! C'est le jour du vernissage. Dingue ! Erwitt en personne est annoncé. Il est même prévu qu'il se soumette à une séance de dédicace. Impossible de laisser filer pareille occasion.
A l'heure prévue, l'ex-"monstre sacré" de l'agence Magnum arrive d'un pas lent accompagnée d'une jolie assistante qui le soutient par le bras. A 83 ans, ce fils d'émigrés russe, né en France en 1928 avant de trouver refuge à New York à la veille de la seconde guerre mondiale, a la démarche un peu hésitante mais le regard pétillant de malice. A l'image de ses photos toujours empreintes d'ironie et en quête du fortuit. 
Un peu ému, je lui tend le livre qui retrace ses cinquante ans de carrière pour qu'il y dépose son élégant paraphe. Délicieux moment agrémenté d'une coupe de champagne rosé !
Venise, mars 2012. Piazza San Marco. Une bâche colorée apposée en façade du musée Correr signale une exposition consacrée au peintre autrichien Klimt à l'occasion du 150e anniversaire de sa naissance. Tiens, tiens ! Sur place, placardée en vitrine, une petite affiche noir et blanc d'une vue connue de Manatthan (celle du bouquin "Personal Best") indique la tenue d'une expo photo d'Elliot Erwitt. La même qu'à New York. Drôle de jeu de piste. Les choses en restent néanmoins en l'état. L'ombre d'Erwitt disparaît alors dans les drapés voluptueux de Klimt.
Deux jours plus tard, fin de journée. Une douce lumière irradie la lagune. Le temps idéal pour s'en aller glaner quelques clichés sur l' île de la Giudecca. Lorsque soudain, en arrivant en bout de jetée, à hauteur d'un superbe palais vénitien, le regard est attiré par un petit attroupement qu'un carabinieri tente timidement de juguler. Bizarre. En pressant le pas et en arrivant sur place, la silhouette d'un vieil homme, légèrement voûtée, se détache de la foule. Non : c'est pas vrai. Si ! Incroyable. C'est bien lui. Lui, l'infatigable Erwitt !
Juste le temps de clique-claquer à la volée une nouvelle photo et il disparaît dans le porche d'un hôtel tout proche, toujours sous belle escorte.
Eternel Erwitt ! A quand - et où - la prochaine rencontre impromptue au détour d'une rue ?...


19:11 Écrit par Jean-Luc Bobin dans DECLICS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : elliott erwitt, venise, venizia, magnum, photojournalisme, visa pour l'image perpignan, new york | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | |  Imprimer | Pin it! | | |

02/04/2012

Joel-Peter Witkin et ses "bizarreries humaines" à la BnF Richelieu

witkinsAmes sensibles, s'abstenir ! La souffrance, la difformité, la mort mais aussi l'extase à travers des sexualités hors normes s'invitent à la BnF Richelieu jusqu'au 1er juillet à l'occasion d'une exposition consacrée au photographe américain Joel-Peter Witkin.
Prudente, la Bibliothèque nationale de France tient d'emblée à avertir les visiteurs que certaines oeuvres de Witkin qui explore les splendeurs et misères de la condition humaine, sont susceptibles de heurter des sensibilités.
Dans des mises en scènes sophistiquées et rigoureuses rappelant les images pieuses, les nus ou natures mortes de Witkin, né en 1939 à New York, célèbrent ses deux thèmes de prédilection : l'éros et le sacré. Ses parti-pris audacieux et souvent dérangeants, composent une oeuvre unique sur la scène photographique mondiale.
Intitulée "Enfer ou Ciel", cette monographie inédite présentée à Paris propose un dialogue inspiré entre 85 photographies de Witkin qu'il a spécialement sélectionnées, et 45 estampes d'autres artistes, de la Renaissance au XXe siècle, puisées dans les collections de la BnF.
Photographe, mais aussi dessinateur, peintre et graveur, Witkin ne cesse de s'interroger sur la représentation du corps. Faisant appel à des modèles non professionnels rencontrés au hasard de ses voyages, il aborde tous les aspects de la chair, en s'inspirant des grandes oeuvres classiques.
Instantanés de fétichisme, auto-érotisme, sado-masochisme, exemples d'hermaphrodisme et d'obésités sublimées, parmi d'autres "bizarreries humaines" selon le titre de l'une de ses oeuvres, défilent devant le visiteur. "L'oeuvre de Witkin met en lumière une inquiétude métaphysique sur la condition humaine, à travers le corps et son devenir mortel, la gloire et la misère de la chair. Il réinterprète la mythologie, les figures christiques, évoquant toutes les facettes de l'humanité, y compris ses fragilités et bizarreries", souligne Anne Biroleau-Lemagny, conservateur général au département de la photographie de la BnF, et commissaire de l'exposition.
Joel-Peter Witkin qui donnera une master class le 2 avril à la BnF François-Mitterrand, s'est toujours déclaré en désaccord profond avec le politiquement correct. "La vie est un combat et je la montre telle qu'elle est réellement. La difformité est présente dans l'art de Vinci, de Velasquez, de Goya. La sexualité hors normes a toujours existé. Ces actes ne font pas seulement partie de l'histoire, ils font partie de l'histoire des consciences et des âmes", estime Joel-Peter Witkin. "Mon métier est de créer des images qui montrent notre époque. Des images qui apportent de la lumière dans l'obscurité", dit-il. 
© Source AFP 

(Exposition Joel-Peter Witkin, "Enfer ou Ciel", Bibliothèque nationale de France Richelieu - 5 rue Vivienne, 75002 Paris - Jusqu'au 1er juillet). 

15:56 Écrit par Jean-Luc Bobin | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : joel-peter witkin, bnf richelieu, "enfer ou ciel" | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | |  Imprimer | Pin it! | | |