15/02/2013

Le Word Press Photo attribué à Paul Hansen

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© Paul Hansen / Dagens Nyheter

Le photographe suédois Paul Hansen a remporté le World Press Photo Award, le plus prestigieux concours de photojournalisme, pour un cliché montrant un groupe d'hommes transportant les cadavres de deux enfants dans les rues de Gaza. Deux photographes travaillant pour l'Agence France-Presse ont en outre été récompensés. Il s'agit de Fabio Bucciarelli qui a obtenu la deuxième place et Javier Manzano la troisième dans le genre "reportages" de la catégorie "Actualités". (...)

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24/11/2012

Le légendaire Leica MD3 de Davis Douglas Duncan vendu 1.680.000 €

leica,duncan,photojournalisme,enchèresC'est la rolls rolls des appareils photo. La Ferrari des boîtiers 24X36. Quel photographe n'a jamais rêvé de posséder un jour le mythique Leica MD3 ? Cet authentique bijou, de noir laqué, daté de 1955 a été adjugé ce samedi lors d'une vente aux enchères à Vienne pour la somme record de 1.680.000 euros. L'appareil était jusqu'à lors propriété de la très réputée galerie Westlicht et avait appartenu au célèbre reporter Davis Douglas Duncan lorsqu'il travaillait pour le magazine Life.

La veille, un lot exceptionnel de 2.456 photographies et 2.144 diapositives de la NASA avaient trouvé preneur pour 200.000 euros. D'autres images, consacrées cette fois à la conquête spatiale russe, avaient pour leur part été acquises pour 60.000 euros

[Source AFP / Photo © Dieter Nagl]

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30/08/2012

Décès de Malcom Browne, l'auteur du célèbre cliché de l'auto-immolation du moine bouddhiste vietnamien

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© Malcom Browne / AP

A quelques jours de l'ouverture officielle du festival Visa pour l 'image, Malcom Browne, l'une des figures marquantes du photojournalisme de l'agence Associated Press, vient de décéder à l'âge de 81 ans.
Browne avait acquis la notoriété grâce à la fameuse photo de l'auto-immolation dans la rue du moine Thich Quang Duc, protestant contre la persécution des bouddhistes par le Sud-Viêt Nam.

La force de ce cliché, diffusé dans le monde entier, avait eu un tel impact qu'il avait entraîné une réévaluation de la politique de l'administration américaine.
Le 10 juin 1963, Browne, qui couvre depuis plusieurs semaines les manifestations de moines bouddhistes, est alerté par un appel émanant d'une pagode qu'un événement important doit se produire le lendemain. Le correspondant d'AP avertit aussitôt une demi douzaine de ses collègues. Mais à l'heure dite, le photographe est le seul journaliste étranger présent au rendez-vous.
"Le lendemain, le président Kennedy avait la photo sur son bureau", racontera bien plus tard Malcom Brown, alors qu'on l'interrogeait sur les circonstances dans lesquelles il avait réalisé cette image.
J.-F.K. "a appelé Henry Cabot Lodge, qui était sur le point de partir pour Saigon en tant qu'ambassadeur américain, et lui dit : "Ce genre de choses doit cesser". Et ce fut le début de la fin du soutien américain pour le régime de Ngo Dinh Diem".
Son cliché lui vaudra cette année-là le prestigieux World Photo Award. Il sera ensuite récompensé par le prix Pulitzer.
Brown avait commencé sa carrière aux côtés du célèbre Hunter S. Thompson pour le journal Middletown Daily Record. Puis au sein d’International News Service et d’United Press. Pour finalement rejoindre l’agence Assiociated Press (AP) en 1960. 
En 1968, il intégra le staff due New York Times, pour lequel il couvrira les événements et les conflits majeurs du monde pendant plus de 30 ans. Notamment la Guerre du Golfe de 1991. S’attirant de nouveau les foudres de l’armée américaine.
Né à New York le 17 avril 1931, Malcom Browne est décédé le 27 août 2012 des suites de la maladie de Parkinson. Il "était un journaliste précis et déterminé dont le travail a été un exemple pour de nombreux journalistes couvrant la guerre au Viêt Nam", a déclaré Kathleen Carroll, vice-présidente et directrice de la rédaction pour AP.

  

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17/04/2012

Massoud Hossaini distingué par le Pulitzer pour la photo de cette fillette en pleurs après un attentat suicide à Kaboul

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Le photographe de l'AFP Massoud Hossaini a été distingué cette semaine à New York par un prix Pulitzer, l'une des récompenses américaines les plus prestigieuses en matière de journalisme, pour la photo d'une fillette en pleurs après un attentat suicide à Kaboul en décembre.
Ce prix, dans la catégorie "photographie breaking news", récompense la photo "déchirante d'une fillette pleurant de peur, après un attentat suicide à Kaboul", a précisé le jury.
C'est la première fois que l'AFP remporte un prix Pulitzer. "Une simple photo, fascinante, dont on se souvient longtemps", a déclaré lors d'une conférence de presse le responsable du prix, Sig Gissler. Dans un message de félicitations, le PDG de l'Agence France-Presse, Emmanuel Hoog, a estimé que "le prix Pulitzer qui honore cette année l'un des plus courageux et brillants journaliste-photographes de l'AFP, Massoud Hossaini, montre combien notre exigence de qualité et d'engagement couvre et doit couvrir toutes les disciplines du talent journalistique d'aujourd'hui. Bravo et félicitations à Massoud Hossaini". "Aujourd'hui, dans le domaine de l'information, le texte sans image est pauvre, l'image sans texte est insuffisant, les deux rassemblés - et pour l'image, qu'elle soit fixe ou animée - constituent l'exigence journalistique du XXIe siècle", a-t-il ajouté. De son côté, Massoud Hossaini s'est dit "extrêmement heureux d'être le premier Afghan à remporter un Pulitzer". "Je suis aussi honoré d'être un Afghan qui puisse témoigner de la vie et des moments difficiles auxquels les gens font face ici. Je sais que quiconque verra cette photo pensera d'abord au photographe, mais j'espère vraiment qu'ils n'oublieront pas la souffrance endurée par le peuple d'Afghanistan".
Massoud Hossaini, 30 ans, photographe du bureau de l'AFP dans la capitale afghane, y couvrait une procession chiite le 6 décembre dernier lorsqu'un kamikaze s'est fait exploser. "Je couvrais les célébrations de l'Achoura, au cours desquelles des hommes se flagellent avec des chaînes (terminées par des lames), quand soudain il y a eu une énorme explosion", avait à l'époque raconté le photographe. Plusieurs centaines de personnes étaient rassemblées pour assister à la procession, près d'un sanctuaire chiite dans le centre-ville. "Les gens s'enfuyaient et moi je courais dans le sens inverse", avait ajouté Massoud Hossaini, qui s'était précipité vers le lieu de l'explosion, survenue quelques dizaines de mètres derrière lui pendant qu'il photographiait la procession. "Immédiatement, j'ai vu de nombreux corps par terre, beaucoup de gens en pleurs, d'autres prenaient des photos ou des films avec leurs téléphones portables, des gens criaient "A mort Al-Qaïda!", +A mort les talibans!"".
L'attentat avait fait près de 70 morts, le plus meurtrier en Afghanistan depuis un attentat contre l'ambassade d'Inde en juillet 2008. "Au bord de la chaussée, non loin de la mosquée, il y avait un endroit où des femmes et des enfants étaient rassemblés pour regarder la procession. J'ai vu de nombreux enfants blessés, qui ne bougeaient pas", selon le photographe. "J'ai vu une fillette d'une douzaine d'années, Tarana, totalement en sang, elle ne savait pas quoi faire (...) elle pleurait beaucoup". C'est elle qui figure sur la photo qui a valu le Pulitzer à Massoud Hossaini. Cette photo lui avait déjà valu d'être distingué au World Press Photo Award 2011, en février dernier, avec le deuxième prix dans la catégorie "Information". 

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04/04/2012

New York / Venise : dans les pas d'Elliott Erwitt

© J.-L.B / New York, mai 2011 / Venise, mars 2012.

Il est parfois des clins d'oeil du hasard qui laissent pantois !
New-York, mai 2011, 6e avenue. En vitrine du Centre international de la photographie, une affiche géante annonce en larges lettres blanches une rétrospective consacrée à l'oeuvre d'Elliot Erwitt, l'un des derniers survivants de la génération dorée des photojournalistes du XXe siècle.
Cinq ans auparavant, le festival Visa pour l'image lui avait rendu un vibrant hommage à Perpignan. Un authentique coup de foudre. 
Pas d'hésitation donc à avoir. Vite, pénétrer à l'intérieur du bâtiment pour chercher à en savoir un peu plus. Fou ! C'est le jour du vernissage. Dingue ! Erwitt en personne est annoncé. Il est même prévu qu'il se soumette à une séance de dédicace. Impossible de laisser filer pareille occasion.
A l'heure prévue, l'ex-"monstre sacré" de l'agence Magnum arrive d'un pas lent accompagnée d'une jolie assistante qui le soutient par le bras. A 83 ans, ce fils d'émigrés russe, né en France en 1928 avant de trouver refuge à New York à la veille de la seconde guerre mondiale, a la démarche un peu hésitante mais le regard pétillant de malice. A l'image de ses photos toujours empreintes d'ironie et en quête du fortuit. 
Un peu ému, je lui tend le livre qui retrace ses cinquante ans de carrière pour qu'il y dépose son élégant paraphe. Délicieux moment agrémenté d'une coupe de champagne rosé !
Venise, mars 2012. Piazza San Marco. Une bâche colorée apposée en façade du musée Correr signale une exposition consacrée au peintre autrichien Klimt à l'occasion du 150e anniversaire de sa naissance. Tiens, tiens ! Sur place, placardée en vitrine, une petite affiche noir et blanc d'une vue connue de Manatthan (celle du bouquin "Personal Best") indique la tenue d'une expo photo d'Elliot Erwitt. La même qu'à New York. Drôle de jeu de piste. Les choses en restent néanmoins en l'état. L'ombre d'Erwitt disparaît alors dans les drapés voluptueux de Klimt.
Deux jours plus tard, fin de journée. Une douce lumière irradie la lagune. Le temps idéal pour s'en aller glaner quelques clichés sur l' île de la Giudecca. Lorsque soudain, en arrivant en bout de jetée, à hauteur d'un superbe palais vénitien, le regard est attiré par un petit attroupement qu'un carabinieri tente timidement de juguler. Bizarre. En pressant le pas et en arrivant sur place, la silhouette d'un vieil homme, légèrement voûtée, se détache de la foule. Non : c'est pas vrai. Si ! Incroyable. C'est bien lui. Lui, l'infatigable Erwitt !
Juste le temps de clique-claquer à la volée une nouvelle photo et il disparaît dans le porche d'un hôtel tout proche, toujours sous belle escorte.
Eternel Erwitt ! A quand - et où - la prochaine rencontre impromptue au détour d'une rue ?...


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22/02/2012

Tué en Syrie, le photographe Rémi Ochlik avait été révélé par Visa pour l'image

 Rémi Ochlik

Rémi Ochlik , âgé de 21 ans,  pendant le Festival Visa Pour l'image Perpignan et, plus récemment, portraituré par le photgraphe de l'AFP Lucas Mebrouk Dolega.
 © J.-L.B / Perpignan / Septembre 2004
 

" Tu m'appelles pour Rémi ? ".
" Euh ...oui "
(…) (silence) (...)
" Je suis désolé, mais, là, je n'ai rien à dire. Je suis avec toute l'équipe. Nous sommes abattus. Consternés ". Au bout du fil, Jean-François Leroy, le boss d'Images Evidence et directeur du Festival de Photojournalisme Visa pour l'image Perpignan, a la gorge nouée par l'émotion. Quelques heures plus tôt, il a appris le décès de Rémi Ochlik, touché par une roquette en Syrie lors d'une offensive de l'armée de Bachar el-Assad sur la ville d'Homs. Le jeune photographe français, tout juste âgé de 28 ans, a été tué dans le pilonnage du quartier de Baba Amro, en compagnie de la reporter de guerre américaine Marie Colvin, 55 ans, correspondante de CNN.
"J'en ai marre, je suis fatigué qu'on m'appelle chaque fois qu'un mec meurt. Tous ces photographes, malheureusement on les connaît, on les aime. "
Des sanglots dans la voix J.-F.L , ne trouve pas les mots. " Qu'est-ce que tu veux que je te dise. Rémi : on avait montré son travail sur Haïti en 20O4 à Visa pour l'Image ". 
Un sacré tremplin pour Ochlik alors âgé de 21 ans, encore étudiant à l'ICART (Institut supérieur des Carrières Artistiques), parti seul quelques mois auparavant couvrir les émeutes de Port-au-Prince. Ses photos, extrêmement fortes, font pressentir un regard singulier et une écriture très personnelle.
" Ma mère pensait que j'étais parti pour faire de l'illustration en République Dominicaine ", confiait-il à l'époque, en riant, lors d'une discussion à bâtons rompus dans le patio du Couvent des Minimes de Perpignan. 
Prises au grand angle, ses images vont à l'essentiel. Brutes de décoffrage, elles témoignent de l'horreur dans laquelle vient de sombrer Haïti. Certaines sont à la limite du soutenable. Un engagement sans concession, rare chez un photographe débutant. " Mes premières photos étaient floues. Je ne sais pas pourquoi. C'était sûrement un mélange  d'excitation et d'émotion ". Puis, au fur à mesure, Rémi prend ses marques. Affine ses cadrages. Apprend son boulot dans le sang, la boue et les larmes.
L'année suivante, Ochlik décide de franchir définitivement le pas en cofondant l'agence IP3 Press, dont l'objectif est de couvrir les événements à Paris et les conflits dans le monde. " Il avait envie de bouffer du terrain. Ce métier, il le transpirait, il l'aimait profondément " confie à l'AFP son confrère Franck Medan.
Début février, son talent est couronné par l'obtention du prestigieux World press dans la catégorie " Général news, Stories " pour son stupéfiant reportage sur les événements du Printemps arabe en Libye. " On avait prévu de manger ensemble pour fêter ça ", lâche Jean-François Leroy, toujours sous le coup de l'émotion. "Rémi, c'était vraiment un type rare. Un gars formidable ".
Flash-back. Septembre 2004. Carrure frêle, visage glabre appuyé par une barbichette naissante et un piercing sous la lèvre inférieure, Rémi Ochlik semblait à peine sorti de l'adolescence. Il avait 20 ans et était convaincu de faire le plus beau métier du monde. Confidence : " La guerre est pire qu'une drogue. Sur l'instant, c'est le cauchemar. Une fois le danger passé, on meurt d'envie d'y retourner. Il y a une force incompréhensible qui nous pousse à y revenir ".
Des propos étonnamment lucides et prémonitoires.

Voir le site de Rémi Ochlik >>>

    

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12/02/2012

Le Catalan Samuel Aranda récompensé par le World Press Photo de l'année 2011

world press photo, Samuel ArandaC'est sans doute l'un des prix le plus prestigieux qui puisse être attribué à un photojournaliste. Cette semaine, le World Press Photo de l'année 2011 a été décerné au Catalan Samuel Aranda pour un image particulièrement émouvante. Elle représente une femme tenant un parent blessé dans ses bras. Ce cliché a été pris le 15 Octobre 2011, à Sanaa, à l'intérieur d'une mosquée transformée en hôpital de campagne par des opposants au régime du président Ali Abdallah Saleh. Photographe freelance, Samuel Aranda qui est représenté par Corbis Images, couvrait les événements yéménites pour le compte du New York Times. Agé de 32 ans, ce Barcelonais a commencé à faire ses premières armes photographiques à 19 ans pour des journaux catalans tels que El Periodico de Catalunya.
En 2004, il intègre le staff de l'AFP et couvre plusieurs conflits et mouvements sociaux, à la fois en Espagne, mais aussi au Pakistan, dans la bande de Gaza, au Liban, en Irak, dans les territoires palestiniens, au Maroc ou en Chine.
En 2006, son travail consacré aux immigrants africains cherchant à rallier l'Europe est récompensé par plusieurs prix. Le festival Visa pour l'image de Perpignan le propulse sur la scène internationale et ses images sont publiées dans un documentaires de la BBC.
Un pied à Barcelone et l'autre en Tunisie, Samuel Aranda collabore aujourd'hui régulièrement pour des journaux aussi réputés que The New York Times, Le Monde, Newsweek, Stern, Geo ou La Vanguardia.

19:32 Écrit par Jean-Luc Bobin dans ACTU | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : world press photo 2011, samuel aranda, photojournalisme, visa pour l'image perpignan | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | |  Imprimer | Pin it! | | |

03/09/2011

Martina Bacigalupo : l'Ouganda à fleur de peau

Martina Bacigalupo

C'est l'une des expos les plus poignantes de cette 23e édition du festival du photojournalisme Visa pour l'image. Une véritable ode à la vie. Une série intimiste de 34 clichés qui raconte le quotidien d'une femme ougandaise à qui la guerre civile a tout pris : ses deux maris, un fils et une jambe déchirée par les éclats d'acier d'une mine anti-personnelle. Aujourd'hui seule, malgré son handicap, elle trouve l'énergie incroyable de se battre pour que survivent ses cinq enfants, ses dix petits enfants, sa mère, l'un de ses frères et deux de ses filleuls. Une femme étonnante.
Son histoire, le récit de son quotidien, nous est narré avec tendresse et complicité par Martina Bacigalupo, jeune photographe italienne de l'agence VU, basée depuis 4 ans au Burundi. (...)

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17/03/2011

Japon : les images de l'apocalypse

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Le terrible drame qui se noue aujourd'hui sous nos yeux fait, depuis une semaine, l'objet d'une couverture médiatique exceptionnelle. A la hauteur de l'émotion qu'elle suscite.
Des premières heures du séisme, en passant par l'arrivée du tsunami, et ,désormais, de la menace nucléaire qui plane sur le Japon, les images de la catastrophe ont donné lieu à une publication massive sur le net.
Petit florilège de quelques-uns de photoblogs les plus saisissants.
© AFP & Reuters

The Atlantic >>>
Tampa bay.com>>>
Boston.com>>>
Denver Post>>>
The Sacramento Bee>>>
Images satellites du Japon avant et après>>>

 

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06/09/2010

Un séquoia géant dans l'église des Dominicains de Perpignan

C'est l'un des chocs visuels les plus impressionnants de cette 22 e édition du festival Visa pour l'image. La photo d'un séquoia géant de 100 mètres de haut, âgé d'au moins 1500 ans, trône, en effet, majestueux, dans la nef de l'église des Dominicains de Perpignan. Cette image, donnée pour être la plus grande du monde, fait partie du reportage de Michael Nichols effectué pour le National Geographic sur ces arbres légendaires aujourd'hui menacés. Le constat est édifiant. « En un siècle, l'homme a abattu 95 % de la plus grande forêt de la côte califorienne », rappelle en préambule le photographe. Laissant derrière lui « un héritage de cours d'eau pollués et de terres mutilées ». Pour parvenir à immortaliser dans son intégralité et sans distorsion, le colosse du Parc National de la Prairie de Creek Redwoods en Californie, Nichols a utilisé un appareil gyroscopique équipe de 3 objectifs. Il lui fallut trois semaines d'essais pour peaufiner la séance de prise de vue. Le cliché final est constitué de 84 images différente. Une authentique prouesse technologique dont Nichols est désormais coutumier du fait...
© J.-L.B / Perpignan / Septembre 2010

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03/09/2010

Prison valley décroche le prix du Webdocu du festival Visa pour l'image

prison-valley.jpgLe prix France24-RFI du webdocumentaire, décerné depuis deux ans dans le cadre du festival du photojournalisme Visa pour l'image, a été attribué cette semaine à Philippe Brault et David Dufresne pour leur reportage Prison Valley.
Ce documentaire, produit par Upian et coproduit par Arte.tv, nous entraîne dans l'état du Colorado aux Etat-Unis. A Cañon city plus précisément, un comté de 36 000 personnes, un bout de nulle part sinistré sur le plan économique, qui rassemble pas moins de 13 prisons. Dont la fameuse « Supermax », la nouvelle Alcatraz américaine. Une ville prison où « même ceux qui vivent dehors, vivent dedans », expliquent les auteurs. « Elle préfigure ce qui pourrait bien être le monde du futur ».
Photographe au sein du collectif l'Oeil public, Philippe Brault est à l'origine du projet. « Prison valley : la version clean de l'enfer ». Ce titre, entr'aperçu dans la presse, est l'élément déclenchant. De quoi aviver sa curiosité et lui donner envie d'aller voir ce qu'il y a réellement derrière les barbelés. Brault embringue alors dans l'histoire David Dufresne, journaliste indépendant, passé par le service société de Libé, puis sur le web aux débuts de l'aventure Mediapart. Les deux compères se rendent à deux reprises sur place. Pour deux tournages de trois semaines réalisés entre juin et septembre 2009. Au retour : c'est plusieurs dizaines d'heures de rushes vidéo, d'interviews, de sons, de notes et des milliers de photos qu'il faut visualiser, écouter, trier, éditer. Un travail colossal. Le montage, étape décisive dans ce genre de narration, est confié à Cédric Delport.
Ecrit à la manière d'un road movie, cette enquête se décline sous plusieurs formes. D'abord, un film classique de 59 minutes que l'internaute peut visualiser de bout en bout s'il opte pour le récit linéaire. Mais, plus intéressant - et c'est ce qui fait l'originalité du support ! - on peut aussi préférer opter pour une navigation plus interactive et participative à travers des modules indépendants.
« Nous avons souhaité récompenser un projet documentaire engagé dont la mise en forme était spécialement conçue pour le web et les nouvelles formes de support de photojournalisme », a déclaré Samuel Bollendorff, président du jury, en remettant leur Visa d'or à Philippe Brault et David Dufresne.
Un webdocu passionnant, tant sur le fond que dans la forme, à voir et à revoir sur Arte.tv.
© Philippe Brault /David Dufresne

 

26/08/2010

Visa pour l'image : Leroy part en guerre contre l'esthétisation de l'information

A la veille de l'ouverture de la 22e édition du photojournalisme, qui se déroule cette année du 28 août au 12 septembre, Jean-François Leroy s'insurge. Le directeur du festival international part en guerre contre les dérives d'une utilisation abusive des courbes photoshop.
Bien décidé à traquer tous ceux qui seraient enclins à « dramatiser » ou « esthétiser » l'information par le biais de logiciels de retouche d'image, il envisage, désormais, d'erriger en principe l'obligation faite aux photographes de lui fournir les fichiers bruts (raw) de leurs clichés s'ils veulent être exposés ou projetés. « J'ai exclu un reportage sur Gaza car c'était carrément Hollywood », confie-t-il.

Interview au pas de charge. Moteur : ...
© J.-L.B /Perpignan/Août 2010


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11/08/2010

Nouveau talent

chemises-rouges.JPGIl sera l'une des révélations du festival de photojournalisme Visa pour l'image qui se tient du 28 août au 12 septembre prochain à Perpignan. Tout juste âgé de 28 ans, Corentin Folhen y sera en effet doublement mis à l'honneur. A travers tout d'abord une exposition au couvent des Minimes intitulée Haïti-Bangkok : « De l'horreur à la révolte », mais aussi - et surtout - lors d'une des ces fameuses soirées de projection au Campo Santo où lui sera remis, par Jean-François Leroy le directeur du festival, le désormais très convoité prix Jeune reporter de la ville de Perpignan. Photographe indépendant depuis six ans, Corentin Folhen qui est diffusé par Fédéphoto fait par ailleurs la « couv »du magazine « Réponse photo » de septembre qui publie son reportage poignant sur la révolte des chemises rouges thaïlandaises qui, au mois de mai dernier, s'était achevée dans un bain de sang© Corentin Folhen/Bangkok/Mai 2010

18:15 Écrit par Jean-Luc Bobin dans ACTU | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : photojournalisme, reportage, thaïlande, bangkok, chemises rouges, visa pour l'image perpignan | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | |  Imprimer | Pin it! | | |

23/05/2010

Rétro Rizzo au Salon de la photo

MARLENE.jpgC'est officiel depuis quelques semaines.  Jean-Pierre Bourgeois, son commissaire général, n'en revient toujours pas. Cela sera, à l'automne prochain, l'événement du salon de la photo de Paris. A six mois de la manifestation, voilà que l'expo consacrée à Willy Rizzo fait déjà son petit "ramdam" sur le net et dans la presse magazine spécialisée. Et JPB, pas peu fier, de s'enthousiasmer et de préciser qu'il s'agit là de la première rétrospective consacrée en France à ce "monstre" du photojournalisme. Quelque 90 photos reflétant 60 années du travail de Rizzo seront donc présentées du 4 au 8 novembre 2010, Porte de Versailles. Cinq journées exceptionnelles pour rendre hommage à l'un des grands témoins du XXe siècle. Reporter pour l'agence Black-star avant d'exercer ses talents pour Point de vue et l'incontournable Paris-Match, Rizzo fut aussi et surtout le portraitiste préféré des étoiles montantes ou filantes de la mode, du cinéma et de la danse. Dans les années soixante, il reçut dans son studio de la rue de Longchamps toutes les stars de l'époque. Ses portraits en noir et blanc, au Rolleiflex ou au Leica, ont depuis fait le tour du monde. Paris se devait de réunir quelques-unes des ses plus emblématiques créations à l'occasion de ce rendez-vous unique.

Marlène Dietrich, Hôtel de Paris, Monaco, 1956. Photographie © Willy Rizzo.

Devinette : qu'est-ce que Marlène peut bien écouter sur son tourne-disque ?
podcast


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19/05/2010

Polka # 8

polka.jpgLe # 8 du magazine Polka est actuellement en kiosques.
Polka ? C'est ce trimestriel consacré au photojournalisme et dirigé par Alain Genestar, l'ex boss du JDD et de Paris-Match. Le parti pris du mag est on ne peut plus clair : "proposer des photos et des images parmi les plus belles, prises par des photographes célèbres ou inconnus, mais tous talentueux. Leur point commun ? Raconter des histoires d'aujourd'hui et d'hier; mais des histoires vraies, passionnantes, magnifiques, fortes, pleines d'espoir ou terribles
".
Comme la vie, en somme !
Mais Polka, n'est pas un énième magazine de plus consacré à la photo. Loin s'en faut ! Polka est avant tout une "marque de fabrique", un "état d'esprit" dont le credo est de "tout monter pour comprendre
" afin de laisser ses lecteurs "seuls juges". L'originalité du projet ? S'appuyer sur trois supports différents : le magazine trimestriel, certes; mais aussi une galerie et un réseau d'expositions (animés par Victor-Edouard et Adeline Genestar) tous deux adossés à un site internet.
Au sommaire et à la "une" de ce numéro de printemps : trois dossiers inédits. A y découvrir et à feuilleter avec délectation : la métamorphose du ghetto de Soweto, la vie et le pays de Nelson Mandela ainsi qu'une séquence ciné-nostalgique sur la grande époque des photographes de plateau.

09:50 Écrit par Jean-Luc Bobin dans ZOOM SUR... | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : magazine, presse, genestar, photojournalisme, reportages, polka | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | |  Imprimer | Pin it! | | |